Le mandat écrit
Rien ne commence sans un document qui délimite ce que nous sommes autorisés à examiner. Ce n'est pas une formalité administrative : c'est ce qui rend nos opérations licites, et donc leurs résultats utilisables.
Cabinet d'Enquêtes de Renseignements et de Cyber-Criminalité — Abidjan, Côte d'Ivoire
Le CERCC — Cabinet d'Enquêtes de Renseignements et de Cyber-Criminalité — est un cabinet privé d'investigation numérique établi à Abidjan. Nous intervenons là où le numérique laisse des traces : un compte piraté, un virement détourné, un fichier disparu, un message anonyme.
Notre travail consiste à transformer ces traces en éléments compréhensibles et défendables : comprendre ce qui s'est réellement passé, identifier qui en est à l'origine lorsque c'est possible, et le documenter de manière à ce que le constat tienne devant un tribunal.
Rendre la preuve numérique accessible. Une victime de cybercriminalité se heurte presque toujours au même obstacle : elle sait ce qu'elle a subi, mais ne peut pas le démontrer. Entre ce qui s'est passé et ce qui peut être prouvé, il existe un écart technique que peu de gens savent franchir seuls. Notre métier consiste précisément à le combler.
Une capture d'écran ne prouve rien. Un constat méthodique, horodaté et reproductible, se défend.
Six spécialités, un même point commun : établir des faits opposables.
Messagerie, réseaux sociaux, comptes bancaires en ligne : reprise de contrôle et identification de l'origine de l'intrusion.
Identification des données exposées, de la source de la fuite et des mesures de confinement à prendre.
Réponse à incident, limitation des dégâts et durcissement des accès pour éviter la récidive.
Analyse forensique de téléphones, d'ordinateurs et de supports de stockage, y compris des données effacées.
Test de vulnérabilité, test d'intrusion et plan de remédiation hiérarchisé par niveau de risque.
Protection des données personnelles, politique de sécurité interne et sensibilisation des équipes.
Chaque situation est différente. Nous étudions votre demande avant de nous engager, et nous vous disons franchement si votre cas est exploitable : certaines traces ont déjà disparu au moment où l'on nous consulte, et il vaut mieux le savoir tout de suite.
Ce qui différencie un constat défendable d'une simple observation.
Rien ne commence sans un document qui délimite ce que nous sommes autorisés à examiner. Ce n'est pas une formalité administrative : c'est ce qui rend nos opérations licites, et donc leurs résultats utilisables.
Nous ne travaillons jamais sur vos supports originaux. Nous en réalisons une copie intégrale dont nous calculons l'empreinte numérique : un contrôle qui permet de démontrer, à tout moment, que la copie analysée est rigoureusement identique à l'original.
Chaque opération est horodatée et consignée : qui a fait quoi, quand, avec quel outil. Cette chaîne de conservation est la première chose qu'une partie adverse cherchera à attaquer. Documentée, elle tient.
Nous distinguons explicitement ce qui est établi, ce qui est probable et ce qui reste indéterminé. Un rapport qui affirme plus que ce que les données permettent se retourne contre celui qui le produit.
Cette rigueur peut sembler excessive pour un dossier modeste. Elle ne l'est jamais : c'est précisément le dossier que l'on croyait simple qui finit devant un tribunal, et c'est à ce moment que la méthode employée six mois plus tôt décide de l'issue.
Quatre principes qui valent aussi quand ils nous coûtent une mission.
Votre dossier n'est accessible qu'aux intervenants qui y travaillent. Nous signons un accord de confidentialité à votre demande, et nous ne communiquons jamais sur une affaire, en cours ou close.
Nous travaillons sur des copies certifiées, jamais sur vos originaux, et nous documentons chaque manipulation. C'est ce qui permet à un constat de résister à la contestation.
Nous n'intervenons que sur des systèmes dont vous détenez les droits, avec un mandat écrit. Une preuve obtenue illégalement est écartée par le juge et se retourne contre celui qui la produit.
Nous annonçons ce qui est réalisable et ce qui ne l'est pas. Nous préférons refuser une mission plutôt que d'entretenir un espoir que la technique ne permet pas de satisfaire.
Ces demandes nous sont adressées régulièrement, souvent par des personnes de bonne foi et réellement victimes. La réponse est toujours la même, car un élément obtenu ainsi est écarté par le juge et expose celui qui le produit : vous perdriez votre procès et deviendriez mis en cause.
Des professionnels de la preuve, réunis autour de votre dossier
Ils évaluent la solidité de vos systèmes, reproduisent le cheminement d'un attaquant et referment les portes qu'il a utilisées. En cas d'incident, ce sont eux qui arrêtent l'hémorragie.
Ils extraient et analysent les données d'un téléphone, d'un ordinateur ou d'un compte en ligne, reconstituent la chronologie des faits et retrouvent ce qui a été effacé.
Ils vérifient que chaque acte d'investigation reste dans le cadre légal, et traduisent les constats techniques en un rapport qu'un magistrat ou un avocat peut exploiter directement.
Les agents du CERCC interviennent pour des particuliers, des entreprises et des professionnels du droit, dans des affaires familiales, commerciales et pénales. Un dossier est toujours suivi par un référent unique : vous n'avez pas à réexpliquer votre situation à chaque échange.
Quelques repères pour situer ce que vous vivez
La cybercriminalité désigne l'ensemble des infractions pénales commises au moyen d'un système informatique ou d'un réseau de communication électronique.
Elle recouvre deux réalités distinctes. D'un côté, les infractions dirigées contre les systèmes eux-mêmes : intrusion dans un serveur, altération ou destruction de données, blocage d'un service, diffusion d'un rançongiciel. De l'autre, les infractions classiques facilitées par le numérique : escroquerie, chantage, usurpation d'identité, diffamation, harcèlement, atteinte à la vie privée.
Cette distinction n'est pas théorique : elle détermine la qualification retenue, la juridiction compétente et, très concrètement, les preuves à rassembler. Une escroquerie au faux virement ne se démontre pas comme une intrusion dans un serveur.
Le facteur décisif reste le temps. Les journaux de connexion des hébergeurs et des opérateurs ne sont conservés que quelques semaines, parfois quelques jours. Passé ce délai, ce qui aurait permis de remonter à l'auteur n'existe simplement plus. C'est la raison pour laquelle nous insistons autant sur la précocité du signalement.
Un premier échange suffit souvent à savoir s'il y a matière à agir, et par quoi commencer.